Plage urbaine de Verdun
Plage urbaine de Verdun
2019
Grands Prix du génie-conseil québécois
2020



Inaugurée le 20 juin 2019, la plage urbaine de Verdun est une réalisation visant à redonner accès au fleuve Saint-Laurent à la population. L’arrondissement de Verdun a mandaté gbi afin de procéder à la préparation des plans et devis pour la construction d’une nouvelle plage dans le fleuve Saint-Laurent et d’assurer les travaux de surveillance.
Le projet est issu du Plan stratégique de Verdun, qui a pour but de créer un milieu de vie familial complet et visant la mise en valeur des berges.
Très politisé et sujet à la critique des citoyens, il avait un échéancier serré, car le budget provenait des subventions du 375e de Montréal. De plus, les travaux étaient complexifiés en lien avec la construction d’une zone de jeu au-dessus d’un ancien site d’enfouissement, sans compter la complexité des travaux dans l’eau en période hivernale.
Une première au Québec
Ce projet a mis à l’épreuve la créativité des ingénieurs civils de gbi.
L’aménagement en rive se trouvant directement au-dessus d’un ancien site d’enfouissement, des travaux d’excavation, de nivellement, mais principalement de décontamination complète du sol, ont été nécessaires.
Tout au long du projet, des mesures importantes ont été mises en place pour éviter toute contamination du site. De la limitation des zones d’accès au site à la gestion des matériaux d’excavation et de remblayage, tout était organisé de façon à ne contaminer ni le sol, ni aucun plan d’eau.
mètres carrés de superficie totale
végétaux plantés
millimètres de diamètre pour la digue avec des roches granitiques, naturelles et propres
Séquençage important des travaux
Des digues temporaires ont été construites pour permettre à la machinerie d’atteindre l’extrémité de l’aire de baignade et construire un mur d’enrochement sous l’eau servant à contenir le sable.
Les étapes dans l’eau étaient particulièrement critiques. Des pierres préalablement lavées ont été déposées avec précaution sur le fond fluvial pour éviter les brassages de sédiments. Aussi, pour éviter l’érosion due aux courants élevés, un lit de pierres granitiques a été installé à l’extrémité de la digue. Lors de toutes ces étapes, un suivi rigoureux en continu des matières en suspensions sous l’eau était effectué.
Périodes de travaux restreintes
Sur le plan technique, la période pour exécuter les travaux était une contrainte majeure. Il était interdit de faire des travaux entre les mois de mars et août, période de frai pour plusieurs espèces de poissons. Les travaux d’installation de la membrane géotextile sous l’eau se sont donc effectués en hiver, à une température peu clémente et sous la glace pour placer la géotextile qui s’insérait entre le sable et les pierres granitiques.
Aussi, les travaux de surfaces en rive furent particulièrement difficiles puisqu’au printemps 2019 le fleuve Saint-Laurent était à une hauteur jamais atteinte dans les cent dernières années.
Inclusion de la faune et de le flore
Les perturbations de l’habitat aquatique ont été réduites au minimum en évitant les habitats de frai sensibles. Le retrait de débris qui jonchaient le fond fluvial a même créé un milieu plus favorable à la reproduction des poissons. De plus, nous avons créé des baies comme mesures de compensations pour respecter la faune et la flore locales. Également, trois semaines avant le début des travaux, il a fallu planifier une campagne de capture et de relocalisation de la couleuvre brune.
Dans la mesure du possible, la végétation a été émondée au lieu d’être enlevée. La végétalisation des sols touchés par la construction s’est faite avec la réimplantation de l’espèce indigène. Au total, ce sont plus de 12 000 végétaux de tous types qui ont été plantés dans le cadre de ce projet. D’ailleurs, pour chaque spécimen abattu, deux ont été plantés. Les arbres matures ou appartenant à des espèces nobles furent conservés. Cependant, certains arbres morts, qui favorisent la nidification des oiseaux, ont aussi été conservés.





