Le parcours de Catherine Boudreau-Pelland ne s’est pas dessiné de manière linéaire, et c’est ce qui fait sa richesse aujourd’hui. Elle s’orientait d’abord vers la médecine, mais après avoir débuté dans ce domaine, elle réalise que sa voie se trouve plutôt du côté de l’ingénierie.
« Je voulais être médecin au départ, mais mon père, qui est ingénieur, m’a dit que j’avais le profil pour ça », raconte-t-elle.

Elle entreprend alors un baccalauréat en génie civil à Polytechnique Montréal, puis découvre rapidement un intérêt marqué pour la structure grâce à ses stages. « C’est là que je me suis spécialisée. J’ai aussi travaillé dans une petite firme où j’ai énormément appris, notamment grâce à des mentors qui m’ont beaucoup encadrée. »
Elle y développe entre autres une expertise en renforcement de structures, notamment avec les fibres de carbone. En 2022, elle rejoint gbi comme chargée de projets en structure. « Au début, je travaillais sur de plus petits projets tout en assistant sur d’autres dossiers. Puis, après un an, on m’a confié un projet d’envergure à l’Université de Montréal, que je gère encore aujourd’hui. »
Son quotidien est à l’image de ce qu’elle aime dans son métier : dynamique et imprévisible. Réunions de conception, visites de chantier, gestion administrative et résolution de problématiques s’enchaînent. « J’aime travailler sur des projets existants, régler des enjeux, éteindre des feux. » Cette diversité l’amène à collaborer étroitement avec différents intervenants. « Je communique beaucoup avec les clients, les architectes, les équipes internes. Et j’aime apprendre des autres disciplines. »
Au fil des années, Catherine a su bâtir une solide crédibilité sur les chantiers, un milieu où elle a progressivement gagné en confiance et en reconnaissance. « Au début, ce n’était pas toujours évident de se prouver en tant que jeune femme. Mais avec le temps, j’ai fait mes preuves. »

Parmi les projets qui la rendent particulièrement fière, celui de l’Université de Montréal occupe une place importante. « Ce n’est pas du neuf : ce sont plusieurs petits projets intégrés dans un grand ensemble en cours depuis 2019. Mais c’est justement sa complexité qui le rend intéressant.»
Au-delà des aspects techniques, Catherine accorde une grande importance à la transmission des connaissances. « J’aime beaucoup expliquer, autant à mes collègues qu’aux clients et partenaires. Prendre le temps de le faire, c’est essentiel pour moi. » Un rôle de mentor qu’elle assume avec naturel. Selon elle, évoluer en ingénierie de structure demande un équilibre entre plusieurs qualités. « Il faut de l’adaptation, de la créativité, de la rigueur et de l’organisation. » Des compétences qu’elle continue de développer au quotidien.
Ce qui la motive chaque jour ? La variété des mandats et les défis à relever. Et pour la relève, son conseil est clair : « Aller sur les chantiers. C’est là qu’on apprend le plus, et ça permet de vraiment comprendre ce que l’on conçoit. »
En dehors du travail, Catherine consacre son temps à sa famille et à ses cours de danse, un équilibre qui nourrit aussi son énergie au quotidien.
Si elle devait résumer gbi en trois mots ?
« Innovation, dynamisme et diversité. »