Terrain synthétique du CEPSUM

Terrain synthétique du CEPSUM

Le mandat de gbi consiste en la réfection d’un terrain synthétique existant et du drainage des eaux pluviales adjacentes au stade d’hiver situé au CEPSUM à l’Université de Montréal. Ce mandat se distingue principalement par son approche innovante et son engagement envers la durabilité, répondant ainsi aux normes les plus strictes en matière de qualité, de sécurité et d’expérience utilisateur. La refonte du terrain synthétique visait aussi à créer une surface de jeu conforme aux exigences de la norme FIFA.

Un aspect crucial du projet concerne le drainage et la rétention des eaux pluviales, conformément à la réglementation de la Ville de Montréal. Une chambre de rétention intégrée de manière discrète, agit
comme une solution innovante pour gérer les pluies diluviennes fréquentes sans nuire à l’esthétique du site. Cette mise à jour de l’infrastructure est non-négligeable puisqu’elle permet de s’adapter à des contraintes très strictes en matière de gestion des eaux, malgré la zone dense et urbaine où se trouve le terrain.

Initialement, le terrain synthétique étant considéré comme imperméable par la ville, des démarches ont été entreprises par gbi afin d’obtenir une dérogation démontrant ainsi un taux d’infiltration adéquat pour un terrain synthétique. Ces démarches ont permis de grandes économies financières au client.

Un terrain conçu pour performance et durabilité

Une des caractéristiques majeures de ce projet est le choix du revêtement synthétique.

Composé de fibres hybrides de 60 mm de hauteur, avec un matériel de remplissage en caoutchouc vert et une sous-couche de 20 millimètres, cette recommandation de l’équipe ne se limite pas seulement à des critères esthétiques, mais elle met l’accent sur la résistance, le confort, la sécurité, et la durabilité de l’ouvrage en fonction de l’usage intensif du terrain.

L’utilisation de granules de caoutchouc vert, bien que plus coûteuse, représente une solution écologique par sa composition tout en diminuant l’effet des îlots de chaleur par la réduction de 2° à 3° de la température sur le terrain. La proposition de l’équipe va encore plus loin, en intégrant une sous-couche absorbante sous le revêtement synthétique pour atténuer les chocs et impacts au sol, permettant de réduire de manière significative la gravité des blessures ou des traumatismes crâniens.

2 à 3

° de réduction de température

15

ans de durée de vie

50

% moins de blessures depuis l’ouverture du nouveau terrain

Ce sont des travaux qui ne paraissent pas mais qui sont énormes. Étendre la nouvelle surface, ça prend trois semaines, mais il y a eu 12 mois de préparation avant de pouvoir le faire incluant le renforcement des structures. Avec les changements climatiques, la Ville de Montréal a modifié sa réglementation. Les bassins vont retenir l’eau et vont l’écouler progressivement. Ça implique beaucoup de travaux et de coûts additionnels, mais il fallait le faire.

Manon Simard
Directrice générale du CEPSUM
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