Par : David Beauséjour, ing. et Jérémy Roy, ing.
Dans un contexte où les projets d’infrastructures sont souvent abordés sous l’angle de la solution technique, gbi adopte une posture différente : intervenir en amont pour bien définir les besoins et orienter les décisions de conception. Cette approche permet non seulement d’optimiser les investissements, mais surtout de livrer des projets mieux adaptés, plus durables et plus sécuritaires.
La réfection du débarcadère de l’école secondaire Thérèse-Martin illustre concrètement cette valeur ajoutée.

Revenir aux besoins avant de concevoir
Au départ, le mandat visait une reconstruction complète des aménagements : reconstruction de la voirie, remplacement des infrastructures et reconfiguration des espaces. En analysant le site et en échangeant avec le client et les usagers, gbi a rapidement constaté que l’enjeu n’étant pas une problématique de fin de vie utile, mais avant tout fonctionnel et organisationnel. La cohabitation des autobus, des voitures, des scooters et des déplacements actifs dans un même espace créait des risques importants, amplifiés par une configuration du site peu adaptée.
Plutôt que de simplement exécuter le scénario initial, gbi a proposé de recentrer le projet sur les objectifs réels du client : améliorer la sécurité, clarifier les parcours et adapter le site à ses usages quotidiens. Cette relecture stratégique a permis de remettre en question plusieurs hypothèses de départ et d’ouvrir la porte à des solutions plus pertinentes.
Réaligner les décisions pour maximiser les retombées
En repensant le projet à partir des besoins, gbi a pu identifier des leviers d’optimisation majeurs. Certaines infrastructures en bon état, comme la dalle de béton existante du débarcadère d’autobus, ont été conservées plutôt que remplacées, évitant des travaux coûteux. Cette décision, combinée à d’autres choix de conception, a permis de générer des économies significatives pour le client, de l’ordre de 650 000 $, tout en répondant mieux au besoin initial.
Parallèlement, l’organisation des espaces a été entièrement revue afin de séparer les flux de circulation et de sécuriser les déplacements, et plus particulièrement ceux à risque, c’est à dire les piétons, les cyclistes et les cyclomoteurs. L’ajout d’un parcours distinct pour les vélos et la relocalisation de certains usages ont permis de mieux répondre aux réalités du terrain, tout en favorisant le transport actif, initialement absent du projet.
Cette approche a également permis d’intégrer une réflexion environnementale structurante : maintien des actifs en place, réduction des matériaux neufs, optimisation de la gestion des eaux pluviales et diminution importante des émissions de gaz à effet de serre, estimée à plus de 400 t CO₂.

Un rôle-conseil qui transforme la portée des projets
Au-delà des solutions techniques, ce projet démontre que la valeur de l’ingénierie réside aussi dans la capacité à poser les bonnes questions au bon moment. En accompagnant le client dans la clarification de ses objectifs et en intégrant les besoins des usagers dès le départ, gbi a permis de transformer un projet de réfection en véritable levier de performance.
Le résultat : un environnement plus sécuritaire pour les élèves et le personnel, une meilleure utilisation des ressources financières, un projet aligné sur les enjeux environnementaux actuels et des infrastructures pensées pour durer. Cette approche illustre le rôle que gbi souhaite jouer auprès de ses clients : un partenaire stratégique capable de guider les décisions, de simplifier la complexité et de créer de la valeur durable dès les premières étapes d’un projet.